Le Festival International des Films de la Diaspora Africaine (FIFDA) présente sa 10ème édition qui aura lieu virtuellement du 4 au 6 septembre 2020.

Cette année, le festival présente 19 films – dont huit films inédits en Europe – originaires de Uganda, Rwanda, Royaume Uni, Maroc, Nigeria, Haïti, Cuba, Canada, Cameroun, Belgique, Etats Unis, France, Brésil, Congo, Guyane Française, Hongrie, Allemagne, Suriname, et Burkina Faso.

Le festival profite cette année de son édition virtuelle pour exposer la France et l’Europe à une sélection riche et unique de films internationaux, représentative d’une ligne éditoriale qui met en exergue l’expérience humaine des personnes issues d’Afrique et de sa diaspora partout dans le monde.

Cinquante pour cent des films à l’affiche de FIFDA 2020 sont réalisés par des femmes.

Les films réalisés par des femmes sont :

–        ENTERRÉS de Françoise ELLONG qui met en scène des amis d’enfance se réunissent pour la première fois depuis plusieurs années et s’adonnent à un « jeu » qui va, sans qu’ils ne s’y attendent, faire ressurgir d’anciens démons.

–        LE PROCÈS 2.0 de Nadia ZOUAOUI un film sur la religion, la laïcité, le féminisme, liberté d’expression… des débats émotionnels qui polarisent les gens ! Ce film est un conte moderne sur les défis du vivre ensemble.

–       ON A LE TEMPS POUR NOUS de Katy NDIAYE. En octobre 2014, la révolte du « Balai citoyen » mène à la destitution du dictateur burkinabé Blaise Compaoré. Le rappeur Serge Bambara, dit Smockey, était parmi les insurgés. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des artisans de ce changement politique. On a le temps pour nous nous plonge dans le quotidien du rappeur iconique.

–       LES MAINS NOIRES de Marie-Josèphe Angélique. Les Mains Noires – Procès de l’Esclave Incendiaire » enquête sur l’esclavage en Nouvelle-France au 18e siècle à travers le personnage véridique de Marie-Josèphe Angélique, accusée d’avoir incendié Montréal en 1734. Après un procès épique, cette esclave indomptable est condamnée à être torturée et pendue. Était-elle vraiment coupable ou n’était-elle pas plutôt victime d’une conspiration ? Pourquoi cette amnésie concernant cette facette méconnue de l’histoire québécoise ? Un passionnant documentaire de 52 minutes mêlant habilement des récits d’historiens et du théâtre filmé à la manière de Dogville de Lars von Trier.

–       2 SEMAINES À LAGOS de Kathryn FASEGHA, une comédie romantique qui suit la vie de Ejikeme and Lola quand ils se rencontrent à Lagos, Nigéria.  Le film décrit l’excitation, le dynamisme et la complexité de la vie quotidienne à Lagos. Avec un humour précis et des rebondissements inattendus, c’est une comédie romantique accomplie, sensible et opportune.

–       MYOPIE de Sana AKROUD qui met en scène une jeune femme du nom de Fatem, enceinte dans son sixième mois, quitte son village perché dans la montagne, pour remplir un cadre de lunettes vides pour l’aîné de son village, seule personne à pouvoir déchiffrer les lettres envoyées par les membres de leurs familles partis travailler dans les villes. Elle se déplace d’une station à l’autre pour arriver en ville au milieu d’une manifestation. Cette situation transformera son voyage en une révolution pacifique dont elle n’est guère consciente

–       ASSIA de Malika ZAÏRI mettant en scène une jeune adolescente de quinze ans qui a une triple culture. Dans le cadre d’un travail d’éducation civique, elle doit définir la notion du vivre ensemble sans utiliser l’écriture. À travers son travail, Assia expliquera son mal-être, une injustice dont sa famille et elles ont été victimes après les attentats de novembre 2015 à Paris.

–       PARIS NOIR : AFRICAN AMERICANS IN THE CITY OF LIGHTS un film de Joanne BURKE. Au rythme du jazzbeat de l’époque, le documentaire suit les traces des plus grands : Lt. James Reese Europe et sa joyeuse fanfare des 396e Hellfighters de Harlem, Josephine Baker, Bricktop et Sidney Bechet. Les auteurs Langston Hughes et Claude McKay sont également des figures clés à la fois pour ce qu’ils ont écrit sur la France et pour les liens qu’ils ont tissés avec les meilleurs écrivains des colonies françaises en Afrique et aux Caraïbes. Et pour compléter le tableau, le documentaire retrace les réussites et les difficultés des artistes du Montparnasse, au centre de la capitale mondiale de l’art de l’époque. Alors que les années 20 et 30 ont été une période faste pour les Afro-Américains à Paris, le film examine aussi l’exploitation et la prise de conscience politiques des personnes de couleur originaires des quatre coins de l’empire.

–       SISTER IN THE CINEMA d’Yvonne WELBON. Sisters in Cinema offre un voyage spectaculaire et une leçon d’histoire sur les origines et la présence plutôt réduite des réalisatrices afro-américaines à Hollywood et dans le cinéma américain en général.  Yvonne Welbon examine le phénomène du cinéma chez les femmes Afro-américaines avec un documentaire plein d’intelligence qui révèle une histoire riche à travers les interviews de cinéastes tels que: Neema Barnette, Julie Dash, Maya Angelou, Kasi Lemmons et Euzhan Palcy.

–       STAND DOWN SOLDIER de Jeryl PRESCOTT SALES qui est un film dramatique qui explore les difficultés de réintégration dans la vie civile des soldats qui se sont battus en Irak et Afghanistan d’après la perspective d’une femme afro-américaine.  La réalisatrice a décidé de raconter cette histoire pour témoigner des expériences des membres de sa famille.